Le 15 août est la fête solennelle de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Ce mystère, défini en 1950 de
manière officielle par le Pape Pie XII nous présente la Vierge Marie enlevée dans son corps et son âme au Ciel après la fin des ses jours mortels.
Bien que fixée récemment quant au dogme, cette fête remonte à une haute antiquité.
La France possède un rapport avec cette solennité. En 1638, le Roi Louis XIII décida officiellement de consacrer sa couronne et son Royaume à la Vierge Marie dans le mystère de son Assomption.
Ainsi, Marie est devenue la Patronne principale de la France depuis cette date. Voici une partie du texte publié par le Roi : " A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la
très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de
nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur
de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la posterité ne puisse manquer à suivre nos
volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de
la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre
sceptre.
Nous pouvons prier particulièrement notre pays pour qu'il soit fidèle à ce haut Patronnage.
Voici une biographie de la vénérable Anne Madeleine rémuzat, propagatrice de la dévotion au Sacré Coeur dans notre diocèse de Marseille.
Anne-Madeleine prononce ses vœux
perpétuels le 23 janvier 1713. Le 17 octobre 1713, jour anniversaire de la mort de sainte Marguerite-Marie Alacoque à Paray-le-Monial, le Christ lui donne mission de travailler à la gloire de son
Cœur. Commence alors une période de souffrances et également de consolations spirituelles dans la prière. Apôtre et victime, elle est aussi médiatrice, agissant pour le salut des pécheurs.
Nombreux sont ceux qui viennent la consulter au parloir. En 1716, il lui est donné de voir, au cours d’une extase, la Trinité Sainte. S’ensuivront de nombreuses visions et dialogues avec le
Christ. L’année suivante, encouragée par Mgr de Belsunce, elle rédige les statuts de l’Association de l’Adoration perpétuelle du Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le 30 mars 1718, les
règlements et exercices sont imprimés avec l’approbation de l’évêque et l’Association voit le jour en avril. Les inscriptions se comptent rapidement par milliers, et un grand nombre de monastères
de la Visitation font ériger cette Association dans leurs églises. Cette même année, pendant les Quarante-Heures avant le Carême, le Christ apparaît dans le Saint-Sacrement exposé devant la foule
en prière dans l’église des pères de l’Observance (franciscains),. Anne-Madeleine Rémuzat en sera prévenue par voie surnaturelle, et elle reçoit l’avertissement d’un châtiment à venir, si la
ville ne se rend pas à la miséricorde du Seigneur. Elle confie ce message au P. Milley qui le transmet à Mgr de Belsunce. En mai 1719, sœur Anne-Madeleine est nommée surveillante de la
communauté. Ses souffrances s’accentuent encore pour ne plus la quitter. Elle passe des nuits en prière devant le tabernacle.
toire. Une
religieuse visitandines, Anne-Madeleine Rémuzat est gratifiée d’apparition de Jésus qui lui demande de répandre le culte de son Cœur dans la ville afin d’apaiser cette épidémie particulièrement
meurtrière. Anne-Madeleine essaye de convaincre l’Évêque de Marseille, Monseigneur de Belzunce, de consacrer Marseille au Sacré-Cœur. L’évêque décide de le faire le 1er novembre 1721.
De même, les échevins de la ville (conseil municipal de l’époque) font le vœu d’offrir chaque année à perpétuité un cierge et d’assister à la Messe le jour de la fête du Sacré-Cœur en
remerciement pour la rémission de la peste.
