Rome et le Pape

Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 14:25

A020409_1.jpgVoici le message de Carême que le Pape Benoît XVI vient d'adresser à l'Eglise.

Ce message met l'accent sur notre rapport avec la Justice, et sur notre façon de comprendre et de vivre la Justice de Dieu.

Téléchargez ici le message pour le méditer en cette journée qui ouvre notre carême.

message careme 2010 message careme 2010

Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 13:10

Aujourd’hui nous célébrons la mémoire de Sainte Agnès. Adolescente et vierge romaine, Agnès a été martyrisée au temps de la persécution de l'empereur Dèce, au IIIe siècle : une persécution si violente que de nombreux baptisés reniaient leur foi devant la menace de mort.

Le martyre de sainte Agnès a été rapporté par saint Damase, par saint Ambroise et par Prudence. Elle périt à l'aube du IVe s., en 303 vers l'âge de treize ans.

La jeune martyre est souvent représentée par un agneau, à cause de son prénom agnès qui rappelle le mot agneau, ou accompagnée d'un agneau blanc, en main la palme du martyre. Elle est une des saintes protectrices des jeunes et on l'invoque pour obtenir la vertu de chasteté.

A Rome, Agnès est spécialement honorée, en la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs, qui abrite sa tombe, et a été construite au-dessus des catacombes du même nom.

A côté de l'église médiévale - une des « sept églises » du pèlerinage de saint Philippe Néri -, on peut encore voir les ruines de l'imposante basilique construite par l’Empereur Constantin.


L'église romaine de Sainte-Agnès-in-Agone, place Navone, et spécialement dédiée par le diocèse de Rome aux rencontres de jeunes, a été reconstruite sous la direction de Borromini. Elle se dresse à l'emplacement de l'ancien stade de Domitien, au lieu même de son martyr.

 

Comme c'est la tradition chaque année en la fête de sainte Agnès, vierge et martyre, le 21 janvier, le pape Benoît XVI béni deux agneaux dont la laine servira à tisser les pallium que le pape remet le 29 juin aux archevêques métropolites nommés dans l'année, en signe de leur communion avec le Successeur de Pierre. Mais aussi en signe de la sollicitude pastorale du bon pasteur qui porte la brebis sur ses épaules.

La cérémonie a lieu traditionnellement en la chapelle Urbain VIII du palais apostolique. Ces deux petits agneaux sont élevés par les religieuses de San Lorenzo in Panisperna et ils sont présentés au pape par les Chanoines réguliers du Latran qui desservent la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs.

Symbole de la brebis perdue, recherchée, sauvée et placée par le Bon Pasteur sur ses épaules, l'agneau est aussi celui du Christ crucifié, selon le titre donné au Christ par saint Jean Baptiste.

Leur laine sera utilisée par les Bénédictines du monastère romain de Sainte-Cécile pour tisser les palliums de 5 centimètres de large, qui seront ornés de 6 petites croix de soie noire, symbole des plaies du Christ, et de broches d'or gemmé, autrefois utilisées pour fermer le pallium sur le cœur, le dos et l'épaule droite.

 

Anciennement, le mot « pallium » désignait un manteau de laine exclusivement attribué au souverain pontife, puis il devint un signe liturgique d'honneur, symbole d'un lien de communion particulier avec le successeur de Pierre pour les évêques à la tête de juridictions métropolitaines.

Une fois terminés, les palliums sont placés dans une urne de bronze, don de Benoît XVI, placée dans une niche, juste au dessus de la tombe de l'apôtre, jusqu'au 29 juin, en la solennité des saints Pierre et Paul, saints patrons de l'Église de Rome et colonnes de l’Église.

Le récit le plus ancien de la remise du pallium par le pape à un évêque est le récit de la remise du pallium à Saint Césaire d'Arles par le pape Symmaque, il y a plus de 1500 ans.

Pour voir la vidéo de la bénédiction :



Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 08:37


Pour mieux comprendre et vivre ce temps de l'Avent, voici l'homélie prononcée par le Pape Benoît XVI lors des Premières Vêpres du premier dimanche de l'Avent.
ce très beau texte mérite une véritable méditation tout au long de ce temps de grâce.

"Chers frères et sœurs,

Par cette célébration des Vêpres, nous entrons dans le temps liturgique de l'Avent. Dans la lecture biblique que nous venons d'écouter, tirée de la première Lettre aux Thessaloniciens, l'apôtre Paul nous invite à préparer l'"Avènement de notre Seigneur Jésus Christ" (5, 23), en demeurant sans reproche, avec la grâce de Dieu. Paul utilise précisément le terme "Avènement", en latin adventus, dont dérive le terme Avent.

Réfléchissons brièvement sur la signification de ce terme, qui peut se traduire par "présence", "arrivée", "venue". Dans le langage du monde antique, il s'agissait d'un terme technique utilisé pour indiquer l'arrivée d'un fonctionnaire, la visite du roi ou de l'empereur dans une province. Mais il pouvait également indiquer la venue de la divinité, qui sort de son lieu caché pour se manifester avec puissance, ou dont la présence est célébrée dans le culte. Les chrétiens adoptèrent le terme "avent" pour exprimer leur relation avec Jésus Christ : Jésus est le Roi, entré dans cette pauvre "province" appelée terre pour rendre visite à tous ; à la fête de sa venue, il fait participer tous ceux qui croient en Lui, tous ceux qui croient en sa présence dans l'assemblée liturgique. A travers le terme adventus, on voulait dire en substance : Dieu est ici, il ne s'est pas retiré du monde, il ne nous a pas laissés seuls. Même si nous ne pouvons pas le voir ni le toucher comme c'est le cas avec les réalités sensibles, Il est ici et il vient nous rendre visite de multiples manières.

La signification de l'expression "avent" comprend donc également celle de visitatio, qui veut dire simplement et précisément " visite" ; dans ce cas, il s'agit d'une visite de Dieu : Il entre dans ma vie et veut s'adresser à moi. Nous faisons tous l'expérience, dans notre existence quotidienne, d'avoir peu de temps pour le Seigneur et peu de temps également pour nous. On finit par être absorbé par ce qu'il faut "faire". N'est-il pas peut-être vrai que souvent, c'est précisément l'activité qui nous possède, la société et ses multiples intérêts qui monopolisent notre attention ? N'est-il pas peut-être vrai que l'on consacre beaucoup de temps au divertissement et aux distractions en tout genre ? Parfois, les choses nous "submergent". L'Avent, ce temps liturgique fort que nous commençons, nous invite à nous arrêter en silence pour comprendre une présence. C'est une invitation à comprendre que chaque événement de la journée est un signe que Dieu nous adresse, un signe de l'attention qu'il a pour chacun de nous. Combien de fois Dieu nous fait percevoir un signe de son amour ! Tenir, pour ainsi dire, un "journal intérieur" de cet amour serait un devoir beau et salutaire pour notre vie ! L'Avent nous invite et nous encourage à contempler le Seigneur présent. La certitude de sa présence ne devrait-elle pas nous aider à voir le monde avec des yeux différents ? Ne devrait-elle pas nous aider à considérer toute notre existence comme une "visite", comme une façon dont Il peut venir à nous et devenir proche de nous, dans chaque situation ?

Un autre élément fondamental de l'Avent est l'attente, une attente qui est en même temps espérance. L'Avent nous pousse à comprendre le sens du temps et de l'histoire comme "kairós", comme occasion favorable pour notre salut. Jésus a illustré cette réalité mystérieuse dans de nombreuses paraboles : dans le récit des serviteurs invités à attendre le retour du maître ; dans la parabole des vierges qui attendent l'époux ; ou dans celle de la semence et de la moisson. L'homme, au cours de sa vie, est en attente permanente : quand il est enfant, il veut grandir, adulte, il tend à la réalisation et au succès, en avançant en âge, il aspire à un repos mérité. Mais arrive le temps où il découvre qu'il a trop peu espéré, au-delà de sa profession ou de sa position sociale, il ne lui reste rien d'autre à espérer. L'espérance marque le chemin de l'humanité, mais pour les chrétiens elle est animée par une certitude : le Seigneur est présent tout au long de notre vie, il nous accompagne et un jour il sèchera aussi nos larmes. Un jour, non lointain, tout trouvera son accomplissement dans le Royaume de Dieu, Royaume de justice et de paix.

Mais il y a des manières très différentes d'attendre. Si le temps n'est pas rempli par un présent doté de sens, l'attente risque de devenir insupportable ; si on attend quelque chose, mais que pour le moment il n'y a rien, c'est-à-dire si le présent reste vide, chaque instant qui passe apparaît exagérément long, et l'attente se transforme en un poids trop lourd, parce que l'avenir reste tout à fait incertain. Lorsque par contre le temps prend du sens, et en tout instant nous percevons quelque chose de spécifique et de valable, alors la joie de l'attente rend le présent plus précieux. Chers frères et sœurs, vivons intensément le présent où nous arrivent déjà les dons du Seigneur, vivons-le projetés vers l'avenir, un avenir chargé d'espérance. L'Avent chrétien devient de cette manière une occasion pour réveiller en nous le sens véritable de l'attente, en revenant au cœur de notre foi qui est le mystère du Christ, le Messie attendu pendant de longs siècles et né dans la pauvreté de Bethléem. En venant parmi nous, il nous a apporté et continue de nous offrir le don de son amour et de son salut. Présent parmi nous, il nous parle de différentes manières : dans la Sainte Ecriture, dans l'année liturgique, à travers les saints, dans les événements de la vie quotidienne, dans toute la création, qui change d'aspect selon que derrière elle Il est présent ou qu'elle est voilée par un brouillard d'une origine incertaine et d'un avenir incertain. A notre tour, nous pouvons lui adresser la parole, lui présenter les souffrances qui nous affligent, l'impatience, les questions qui jaillissent de notre cœur. Soyons certains qu'il nous écoute toujours ! Et si Jésus est présent, il n'existe plus aucun temps dépourvu et vide de sens. S'Il est présent, nous pouvons continuer à espérer même lorsque les autres ne peuvent plus nous assurer aucun soutien, même lorsque le présent devient fatigant.

Chers amis, l'Avent est le temps de la présence et de l'attente de l'éternité. C'est précisément pour cette raison, de manière particulière, le temps de la joie, d'une joie intériorisée, qu'aucune souffrance ne peut effacer. La joie du fait que Dieu s'est fait enfant. Cette joie, présente en nous de manière invisible, nous encourage à aller de l'avant avec confiance. La Vierge Marie, par qui nous a été donné l'Enfant Jésus, est le modèle et le soutien de cette joie profonde. Puisse-t-elle nous obtenir, fidèle disciple de son Fils, la grâce de vivre ce temps liturgique vigilants et actifs dans l'attente. Amen !

Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 13:21

Lors de son salut aux pélerins de langue française, le Pape est revenu en quelques lignes sur le sens du dimanche. Non seulement pour les chrétiens, mais aussi pour toute la société.

Une intervention intéressante au cours du débat actuel sur le dimanche dans notre Pays.

"La prière de l'Angélus me donne en ce dimanche la joie de vous saluer, chers fidèles et touristes de langue française. Le dimanche est un bien pour l'homme. Ce jour saint est en effet pour les chrétiens un jour de prière qui leur permet de reprendre des énergies spirituelles en soutenant leur vie par l'écoute et la méditation de la Parole de Dieu, et en se nourrissant du Corps du Christ.

Le dimanche est également un jour de délassement et de détente mérités pour se retrouver en famille ou entre amis. J'encourage chacun à vivre ce temps de grâce qu'est le repos dominical ! Je demande à Dieu de vous bénir, ainsi que vos familles et vos amis !"




"Quel avantage l'homme a-t-il à gagner le monde entier, s'il se perd ou se ruine lui-même". . . Lc 9,25


Voici un texte publié par la Conférence des Evêques de France sur le dimanche et la protection que nous lui devons : dimanche.pdf dimanche.pdf
 
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