Traditions

Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 10:28


p419im1.jpgLa pratique du jeûne appartient pleinement à la tradition chrétienne, elle provient de la pratique déjà présente dans l'Ancien Testament particulièrement honnorée par le Christ Lui-même.
Dans les textes des Actes des Apôtres et dans les lettres de Saint Paul, la valeur du jeûne est rappelée à plusieurs reprises.

Mais comme le soulignait le Pape l'année dernière dans son message de carême, il nous faut redécouvrir le véritable sens du Jeûne chrétien durant ce temps de carême :

"Le vrai jeûne, redit encore en d'autre lieux le divin Maître, consiste plutôt à faire la volonté du Père céleste qui "voit dans le secret et te récompensera "
(Mt 6, 18). Lui-même en donne l'exemple en répondant à Satan, au terme des quarante jours passés dans le désert : "Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu " (Mt 4, 4).

Le vrai jeûne a donc pour but de manger "la vraie nourriture ", celle qui consiste à faire la
volonté du Père
(cf. Jn 4, 34). Si donc Adam désobéit à l'ordre du Seigneur "de ne pas manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal ", le croyant entend par le jeûne se soumettre à Dieu avec humilité, en se confiant à sa bonté et à sa miséricorde."

 

Qu’est ce que le jeûne ?

           Le Jeûne c’est se priver de quelque chose, notamment de nourriture. Cette pratique apparaît très souvent dans la Bible, surtout lorsqu’on veut se souvenir de la Primauté de Dieu, ou pour se faire pardonner une faute. Le pape Benoît XVI remarquait en 2009 : « De nos jours, la pratique du jeûne semble avoir perdu un peu de sa valeur spirituelle et, dans une culture marquée par la recherche du bien-être matériel, elle a plutôt pris la valeur d’une pratique thérapeutique pour le soin du corps. » Le jeûne est avant tout une pratique spirituelle !

On ne se prive pas de quelque chose pour le plaisir de s’en priver. Tout sacrifice, à l’image de celui du Christ est en vue d’un Bien. La privation doit nous ouvrir à un bien plus important.


 
- on marque notre soumission à Dieu et la confiance dans sa bonté et son amour.

  - nous creusons notre faim et notre soif de Dieu;

  - nous rappelons que c’est notre âme et notre intelligence qui doivent dominer les passions de notre corps;

  - c’est un moyen efficace de lutter contre les tentations; et de discipliner notre corps;

  - les économies que nous faisons en jeûnant nous pouvons les offrir à ceux qui n’ont rien.

  - nous pouvons jeûner d’autres choses que simplement la nourriture ! (télévision, jeux vidéos, internet…)

Notre société moderne nous fait croire que nous n'existons et ne sommes vraiment heureux que lorsque nous consommons, nous achetons les dernières nouveautés, toujours plus sans voir ni vraiment réfléchir à ce qui nous est le plus utile.  Par le fait même, le jeûne devient une arme très efficace pour lutter contre cette folie de la consommation qui finit par aboutir à ce que certains aient toujours plus pendant que d'autres ont toujours moins.

Alors oui, la pratique du jeûne est bien aujourd'hui une nécessité et une utilité pour les chrétiens !

Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 23:29
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Les petits santons d'Aubagne prennent vie pour vous souhaitez un saint noël !



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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 08:27


Le 4 Décembre ! Voici le jour où nous devons planter le blé de la Sainte Barbe !

Cette tradition remonte certainement à l'antiquité romaine. On plantait alors du blé comme prémices des moissons à venir. Si ce blé germait et montait en herbe bien verte les romains en tiraient un présage pour la fécondité de la récolte future.

Aujourd'hui la tradition s'est conservée en Provence selon l'adage "blé de la Sainte Barbe bien germé, prospérité pour toute l'année"...« Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn !” (quand le blé vient bien, tout vient bien)

Il faut préparer trois coupelles (en l'honneur de la Sainte Trinité) dans lesquelles on place du coton sur lequel on sème les grains de blé. Il faut arroser le tout et veiller surtout à enlever le surplus d'eau pour éviter le pourrissement des germes.

ATTENTION : Il vaut mieux garder le blé dans un lieu moins chaud que nos maisons modernes sans les laisser au grand froid bien sûr. Sinon on risque de le voir germer plus rapidement que prévu et être jauni ou fané avant Noël...

Le 24 décembre on placera les blés sur la table de Noël en liant les blés par des rubans rouges. On peut couper les pointes et se servir des bouts pour les mettre dans la crèche où on placera à minuit l'Enfant-Jésus.

Il est normalement de tradition de rendre le blé à la terre en le plantant ensuite dans son jardin, lorsqu'on en a un évidemment.
On a étendu cette tradition aux lentilles qui sont signes de prospérité financière... Mais contentons nous de planter le blé de la Sainte Barbe traditionnel.

En général vous trouverez des petits sachets de blé dans toutes les boulangeries de Provence.

Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 16:45

Voici l'Homélie prononcée ce matin lors de la Traditionnelle Messe des Santons d'Aubagne.

« N’est-ce pas un peu puéril de faire encore la crèche dans un monde où il y a tellement de sujets bien plus graves et bien plus importants ?


La planète se réchauffe tellement que des pays entiers vont bientôt disparaître sous les eaux, la guerre, les attentats continuent de faire chaque année un peu partout dans le monde leur contingent de mort, les matchs de football qu’ils concernent la France ou même l’Algérie, deviennent des prétextes à tout casser dans nos villes et à des affrontements d’une violence insoutenable,  la crise économique mondiale vient de frapper particulièrement les plus pauvres qui n’avaient vraiment pas besoins de cela et une nouvelle grippe particulièrement virulente nous menace tous directement… alors j’ose poser la question : est-ce bien opportun de faire encore la crèche ? Est-ce bien opportun de fêter Noël ?


Mais nous pourrions également nous poser la question de savoir si c’était plus opportun autrefois. Les premières crèches domestiques sont apparues au début du XIX éme siècle et c’est au cours de ce siècle que la tradition s’est largement répandue. Le XIX éme siècle n’était pourtant pas un siècle où tout était rose avec trois révolutions, de nombreuses guerres, une famine chronique pour les plus pauvres, l’alcoolisme qui brisait les familles et les vies, des épidémies qui faisaient des ravages comme le choléra, la rage, les vignobles décimés par le phylloxéra etc, etc,etc


La vie dans les campagnes était loin d’être aussi facile que la nôtre, Peu d’enfants avaient la chance d’aller à l’école et très tôt ils étaient mis au travail.


Et pourtant ce sont bien ces générations qui ont été confrontées à toutes ces catastrophes qui ont inventé les crèches de nos maisons. Des hommes et des femmes comme Lagnel, Thérèse Neveu, Les sœurs Gastine ont posé peu à peu les bases de l’art du santon tel que nous le connaissons aujourd’hui. Des groupes comme l’escolo dé la mar ont codifié peu à peu l’art de faire la crèche. Alors pourquoi tant d’énergie dépensée, tant de peine pour faire des crèches dans un monde où il y a tant de souffrances ?


C’est que justement les santonniers d’hier comme ceux d’aujourd’hui sont des créateurs d’étoiles, ils ont su placer au cœur même de la nuit de ce monde une myriade d’étoiles afin de l’éclairer et de réchauffer les cœurs. C’est le beau travail du santonnier complété par celui du crèchiste, mettre au cœur du monde, au cœur de nos maison la source même de notre espérance : rien n’est perdu puisque Dieu vient vers nous.


Plutôt que de contempler chaque soir l’apocalyptique journal de 20 heures, prenons du temps pour réchauffer nos cœurs devant nos crèches… c’est toute notre vie qui en sera changée ! »

 

P. Pierre Gérard

Curé d’Aubagne

Au cours de la célébrations les Enfants Jésus ont été bénis pour nous aider à prier devant nos crèches dans l'attente du retour du Seigneur.



toutes les photos ici : messe-santons-2009 messe-santons-2009
 
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