Lundi 2 novembre 2009
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Hier 1er Novembre, Notre Archevêque, Monseigneur Georges Pontier a inauguré l'Année Sacerdotale et le Jubilé du Saint Curé d'Ars.
une belle célébration en ce jour où nous sommes invités à contempler le Ciel, notre Patrie le but de notre vie et l'aboutissement de notre Baptême.
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Voici l'homélie prononcée :
Qui sommes-nous ?
« Voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés : Il a voulu que
nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. »
La fête de Toussaint nous rappelle surtout cela : nous sommes enfants de Dieu ! Si cela demeure voilé ici-bas, comme dit
encore saint Jean, cela éclatera au-delà de cette vie parce que nous verrons Dieu tel qu’Il est !
Voilà chers amis, mes frères, le motif de notre joie et de notre action de grâce en ce jour de Toussaint : Dieu nous
comblera de son amour puisque Dieu est amour.
Et au fond, ceux que nous appelons des saints, c’est nous, chacun de nous quand nous faisons une grande place dans notre vie à l’amour
que Dieu nous porte. Et, quand on fait une grande place dans sa vie à l’amour que Dieu nous porte, on laisse Dieu reproduire en nous la manière de vivre qui fut celle de Jésus de Nazareth, le
Fils bien-aimé : « On est lavé dans le sang de l’agneau », disait encore saint Jean. On arrive à aimer jusqu’au bout, jusqu’au don de
sa vie s’il le faut, comme Jésus. On arrive à vivre du bonheur décrit par les Béatitudes, ce bonheur qui vient du choix de la pauvreté de cœur, de la douceur, de la compassion, de la soif de
justice, de la miséricorde, de la pureté, de la recherche de la paix et même de la persécution pour la justice ou à cause de la fidélité au Christ !
Voilà l’œuvre de Dieu par son amour répandu. Car la sainteté n’est pas d’abord notre œuvre, mais celle de l’Esprit de Dieu qui met en
nous « la marque du Dieu vivant », comme dit encore saint Jean.
La marque de Dieu, c’est l’amour tourné vers les autres, c’est la confiance, c’est la fidélité.
A
notre baptême, à notre confirmation nous avons été marqués de l’huile sainte pour rappeler que Dieu dit de nous : « Tu es mon fils, tu es ma
fille. Vivez comme des fils et des frères ». Laissons-nous faire par l’amour de Dieu. Lui seul peut nous combler. Lui seul nous humanise vraiment.
Le pape Benoît XVI a voulu marquer le 150e anniversaire de la mort du curé d’Ars. Il en a fait une Année sacerdotale. Votre
église lui est consacrée et vous avez eu la bonne idée de proposer une animation tout au long de cette année afin que nous contemplions ce que l’amour de Dieu a fait en Jean-Marie Vianney au
cours de sa vie humaine et sacerdotale. Ce sera l’occasion de mieux le connaître et de contempler en particulier son amour pour Dieu si profond et son amour pour ses frères.
Je pense au souci qu’il a eu de révéler à ses paroissiens l’amour que Dieu leur portait et de les inviter à en vivre vraiment. Je
pense aussi au souci des plus pauvres, des jeunes filles en particulier, privées d’enseignement, pour lesquelles il a ouvert le lieu de la Providence.
Bien sûr, nous rendrons grâce pour le ministère des prêtres, aujourd’hui, ce ministère par lequel sont conduits jusqu’à nous les
signes de la présence réelle du Christ au milieu de nous, par l’eucharistie en particulier et aussi par ce sacrement si beau de la réconciliation.
Au centre des neuf Béatitudes, il y a la cinquième : quatre avant et quatre après. Elle est comme le sommet. Et c’est
celle-ci : « Heureux les miséricordieux, il leur sera fait miséricorde ». Jean-Marie Vianney a passé beaucoup de son temps à
annoncer la miséricorde de Dieu. Son ministère fut marqué par des heures au confessionnal. Oui, qu’il est grand l’amour dont le Père nous aime ! Etre signe de la tendresse de Dieu pour tout
homme est une grande joie dans nos vies de prêtres ! Etre signe de la joie qu’il y a en Dieu de voir un cœur d’homme s’ouvrir à cette tendresse de Dieu pour lui !
Je termine par quelques phrases du curé d’Ars au sujet de l’au-delà et de la sainteté.
« Quelle direction prendra notre âme ? Celle que nous lui aurons donnée sur terre.
Les bons chrétiens ne meurent point. Ils avancent chaque jour d’un pas vers le Paradis. Les brouillards qui obscurcissent notre raison seront dissipés. Notre esprit aura l’intelligence des choses
qui lui sont cachées ici-bas… »
« Les saints n’ont pas tous bien commencé, mais ils ont tous bien
fini. »
« Je n’ai pas autre chose à vous prouver que l’indispensable obligation où nous sommes
de devenir des saints. Si nous pouvions interroger les saints, ils nous diraient que leur bonheur est d’aimer Dieu et d’être assurés de l’aimer toujours. »
« Nous Le verrons ! Nous Le verrons ! Oh mes frères ! Y avez-vous jamais
pensé ? Nous Le verrons tel qu’Il est… face à face ! Nous Le verrons, nous Le verrons !!! »
Telle est notre foi, telle est notre espérance.
Amen
+ Georges PONTIER
A la fin de la Messe l'Archevêque a inauguré la Porte Sainte qui nous accueillera tout au long de l'année.
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