
Joyeux et Saint Noël à tous !

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"l'Amour aussi peut s'apprendre"
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Joyeux et Saint Noël à tous !
MESSE DE NOËL 2009
Autrefois, en Provence le soir de Noël à la fin du gros souper et juste avant que la famille se rende à l’église pour la messe de minuit, les plus anciens aimaient raconter aux plus jeunes l’histoire des santons.
C’est ainsi qu’ils racontaient parfois l’histoire de Vincent le Tambourinaire.
Le jour de Noël, Vincent était malade. Ô sa maladie ne datait pas d’hier, il était malade depuis des années… il avait vu pour cela de nombreux guérisseurs, des rebouteux, des médecins et il y avait dépensé beaucoup d’argent sans aucun succès. Un médecin lui avait pourtant donné un jour le nom de sa maladie, c’était la « musicophobie » mais il fut comme les autres, incapable de le soigner. Plus Vincent avalait les médicaments, tisanes et autres cataplasmes qu’on lui prescrivait et plus il était malade. En fait Vincent avait perdu le goût de la musique, si c’était arrivé à Maistre Arnaud, le meunier, ou à Pimpara le rémouleur ça n’aurait pas été trop grave, mais vous pensez cela lui est arrivé à lui le tambourinaïre ! Un tambourinaïre qui n’aime plus la musique ! Vincent n’avait plus aucune raison de vivre…
Pourtant dans sa jeunesse il aimait la musique plus que tout, dès qu’il le pouvait il partait dans les collines pour écouter le chant du vent à travers les arbres ou celui plus grave du tonnerre pendant l’orage et celui des gouttes aigrelettes de la pluie. Il aimait écouter le chant du rossignol ou celui des cigales et il était capable de reconnaître le chant de tout les oiseaux : le faisan, la perdrix, le rouge gorge et tous les autres… Il n’avait que neuf ans quand il commença à tailler des bouts de roseaux pour en faire surgir de petits flûtiaux.
Il aimait en jouer pour faire danser sur l’air de la mazurka ou de la farandole tous les petits amis de son âge qui ne cessaient de le lui réclamer. Le plus beau jour de sa jeunesse ce fut celui ou son Père lui offrit son premier Tambourin et son premier galoubet et pas n’importe lequel je vous prie, pas simplement celui qui jouait le ton de St Barnabé en si , mais celui qui jouait le ton d’Aubagne en si bémol !
…Mais tout cela c’était il y avait bien longtemps, désormais son galoubet et son tambourin couverts de poussière restaient pendus au mur dans un silence…de mort !
Ô Vincent avait bien essayé de les reprendre pour en faire sortir quelques notes, mais dès qu’il les avait en main il commençait à trembler et à suer de grosses
gouttes sur son front. Dans sa tête il voyait alors défiler devant lui tous ses amis : Maistre Arnaud qui ne vivait que pour amasser toujours plus de Louis d’or, Pimpara le rémouleur qui se
trompait toujours en rendant la monnaie, mais toujours à son avantage, les deux vieux qui étaient fâchés à mort avec leurs enfants à cause d’un problème d’héritage et surtout, surtout, il
entendait résonner dans sa tête les paroles de Margarido sa femme qui lui reprochait d’être comme la cigale et d’être incapable de gagner la vie de sa famille avec sa musique.
Bref autour de lui il ne voyait plus que l’argent : L’argent que l’on avait ou celui que l’on n’avait pas, l’argent des disputes et des divisions, l’argent de l’envie et de la jalousie, l’argent source de tant de haine… Qu’aurait-il pu jouer dans un monde ou seul l’argent semblait pouvoir compter ? Ou seul l’argent semblait le but de toute vie ? La farandole des coffres-forts ? La Mazurka des Louis d’or ? La Fricassée ou le rigaudon des sous ? Non vraiment Vincent n’avait plus le cœur à jouer dans ce monde ou seul l’argent régnait en maître.
Le soir de Noël il s’était couché très tôt comme à son habitude car seul le sommeil lui permettait d’oublier un peu sa souffrance.
C’est alors qu’il avait entendu une musique à nulle autre pareille, une musique qui semblait venir directement du ciel, une musique comme il n’en avait encore jamais entendue, une musique qui élevait l’âme et qui semblait vous faire flotter dans les airs.
Il se demandait encore s’il n’avait pas rêvé quand ce vieux radin de Roustido vint tambouriner à sa porte : « Vincent, vite lève-toi ! On dit que le Messie est né à Bethléem, il faut que tu ailles lui jouer une aubade, ne t’inquiète pas je te donnerai ce qu’il faut, tu ne seras pas déçu ! »
Vincent fut surpris car c’était bien la première fois que Roustido parlait de lui payer sa musique et il se demandait pourquoi ce vieil avare allait ainsi dépenser son argent … Qu’est-ce que ça pouvait bien lui rapporter en retour ? Enfin, au moins ça ferait plaisir à Margarido sa femme, il prit donc un chiffon et astiqua ses instruments pour leur rendre leur beauté d’antan.
Et le voici parti vers Bethléem…
Chemin faisant son pas se faisait de plus en plus lourd, est-ce qu’il allait pouvoir jouer ? et puis finalement il était bien comme les autres, lui aussi c’était pour l’argent qu’il était là… Vincent avait honte, honte de lui-même !
Sa main tremblait de plus en plus et son front était brûlant de fièvre… Mais un contrat est un contrat et il avait donné sa parole. D’autre part si Roustido lui payait sa musique il allait en vouloir pour ses sous… Mais comment allait-il faire alors qu’il y avait des années qu’il n’avait pu faire sortir une seule note de ses instruments ?
Il parvinrent enfin devant une grotte où tous semblaient s’être donnés rendez-vous, Vincent n’avait jamais vu autant de monde à la fois, ils étaient tous
là… tous ceux qu’il connaissait mais aussi beaucoup d’autres qu’il ne connaissait pas. A la vue de tout ce monde son angoisse redoubla… C’est alors
qu’il entendit de nouveau la musique de ses rêves, mais cette fois ci pourtant il était bien réveillé, il leva les yeux et vit un ciel comme il ne l’avait encore jamais vu :. Les étoiles
brillaient de mille feux, une joie, une paix semblait l’envahir et la musique paraissait venir de plus haut encore. Il s’avança et vit couché dans une mangeoire d’animaux un nouveau-né et près de
lui sa mère qui le berçait tendrement.
Vincent n’avait jamais rien vu d’aussi beau !
Le Fils de Dieu était là devant lui entièrement nu comme il le sera un jour sur une croix.
Le Fils de Dieu n’ayant pour seule richesse que l’amour de sa mère.
Le Fils de Dieu couché dans une mangeoire pour que tous les hommes puissent se nourrir de son amour et de sa vie.
C’était tellement beau que Vincent se mit à pleurer.
C’est alors que Roustido s’approcha de lui et lui tendit un magnifique louis d’or. C’était la première fois que Vincent en voyait un, mais il lui répondit : « Garde ton or Roustido, car vois tu, l’or ne peut acheter que le superflu ou l’inutile, mais l’essentiel ne se paie pas dans cette monnaie. Et puis au fond, ce Louis d’or c’est moi qui te le dois et je te dois bien plus encore car le trésor que tu m’as offert est inestimable : Tu m’as conduit jusqu’à l’enfant Dieu et tu m’as fait comprendre ce qui seul pouvait donner du sens à la vie, ce qui seul pouvait fonder les familles, ce qui seul faisait tourner le monde, ce qui seul avait vraiment du prix, ce qui seul pouvait inspirer les artistes les sculpteurs, les peintres, ce qui devait être l’âme d’un galoubet et d’un tambourin, et surtout l’âme de tous les tambourinaïre du monde. C’est l’amour !
L’amour, la seule chose que ton or ne puisse pas acheter car l’amour ne se paie qu’en amour…
Tu voulais te payer ma musique, mais ton or en est incapable. Ô bien sûr je pouvais aligner des notes, te vendre une poignée de « do » ou une dizaine de « la » ou de « si ».mais l’âme de la musique ce qui relie les notes les unes aux autres, ce qui en fait l’harmonie, ce qui en fait le souffle, ce qui fait pleurer les cœurs les plus endurcis, ça ne peut se puiser que dans l’amour !
C’est pour l’amour que je veux jouer : pour l’amour de cette tendre mère, pour l’amour de cet enfant Dieu, ce petit Roi de Gloire et pour l’amour de tous les hommes de bonne volonté… »
Et c’est alors que sans trembler Vincent prit son galoubet et fit monter en échos à la belle musique venant des cieux, le plus beau des cantiques qui était sorti tout droit de son cœur….
P. Pierre GERARD +
Horaires des Messes de Noël !
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Saint Sauveur
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24 décembre :
des familles |
23h30 : Veillée Provençale et Messe de Minuit
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25 décembre :
11h00 : Messe |
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Saint Pierre
|
24 décembre
des familles |
25 décembre 11h00 : Messe (Saint Pierre)
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|
Camp-Major
|
19h00 : Messe
des Familles |
10h30 : Messe
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Dans ces derniers jours avant Noël, nous pouvons contempler en silence nos crèches dans lesquelles manque Celui
dont on va fêter la naissance.
Ce vide est un grand paradoxe, il est au centre de nos crèches, il est ce pourquoi nous avons fait la crèche et pourtant la place est vide pour encore deux jours...

Peut-être est ce le temps de comprendre que le Seigneur vient pour combler un vide, le grand vide, celui de nos vies. Que nous ayons la Foi ou pas, nous sentons bien que sans une réalité qui nous
dépasse nos vies ne sont pas remplies. Il nous manque quelque chose si nous ne focalisons que sur les réalités matérielles. Au plus nous les accumulons au plus nous en voulons et au moins nous
sommes comblés.
Nous tentons de remplir un manque par des choses qui ne peuvent pas le combler...
Le Seul qui puisse combler ce vide, donner un sens à nos vie c'est justement Celui que nous attendons ! Le Christ, le Fils de Dieu fait homme.
Alors contemplons cet espace au coeur de nos crèches prenons conscience de ce qui nous manque vraiment, et attendons dans la Paix Celui qui vient, le Seigneur qui nous fera devenir ce que nous
sommes en nous rendant semblable à Lui.
Il faisait froid ce matin et même très froid sur le marché d'Aubagne. Pourtant nous étions nombreux à nous être retrouvés pour partir évangéliser les aubagnais et les aubagnaises et
leur rappeler le sens de Noël !
Heureusement que la chaleur de la flamme de Noël embrasait notre coeur pour aller le communiquer aux autres.
Les enfants ont distribué plus de 200 bougies et autant d'images souhaitant de bons et saints voeux pour ce Noël.
Nous avons aussi pu donner près de 200 journaux "vivre Noël"...
Un grand moment de rencontre aussi avec des personnes touchées de nous voir
leur offrir ce cadeau et même parfois surprises qu'on ne leur demande rien en échange. Suivant le Seigneur nous leur avons mis sous les yeux cette parole du Christ "Vous avez reçu
gratuitement, donnez gratuitement !"
Une personne a souhaité nous offrir des fleurs pour que nous puissions fleurir auprès de la Sainte Vierge...
De belles émotions et de belles rencontres qui nous ont permises d'être des témoins de la gratuité du don de Dieu que nous fêtons à Noël !
Merci aussi au Curé qui s'est préoccupé du bien être de tous en nous
apportant deux thermos de chocolat chaud qui ont été appréciés à leur juste valeur ! ! !
Le Christ est venu et nous a aimé le premier, il nous demande de répondre à son Amour, c'est simple et c'est à nous de nous tourner vers Lui pour aller à sa rencontre et nous nourrir de cet Amour
afin de pouvoir à notre tour réchauffer le coeur de nos frères...
Merci à tous et rendez vous pour fêter le Salut, le Fils premier né, le Sauveur le 24 décembre prochain à l'Eglise Saint Sauveur à 23h30 !

Samedi matin rendez-vous à 10h00 près de l'hotel Souleia pour nous lancer dans les étals du marché d'Aubagne.
Nous allons aller distribuer une bougie avec une image faite par les enfants du Catéchisme pour souhaiter un saint Noël à toutes les personnes que nous croiserons.
Difficile travail de préparation des bougies avec les catéchistes !
Merci pour ce service !

Nous donnerons aussi le journal "Vivre Noël" et surtout une invitation à
venir à la rencontre de Jésus le 24 décembre à 23h30 pour la Messe de Minuit à l'Eglise Saint Sauveur.
Alors prions ou venons aider les enfants du caté pour ce grand moment qui nous prépare un peu mieux à célébrer Noël !

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uvez ici des informations sur l'année sacerdotale à
Camp-Major
Le dimanche
Messe à 10h30
Dans l’après midi :
- Exposition dans l’Église sur le sacerdoce et la vie du Saint Curé d’Ars.
- Exposition du Saint Sacrement à partir de 14h30.
- Possibilité de confession durant ce temps.
- Possibilité de visionner un film sur le Curé d’Ars dans une salle annexe de l’Église .
- 16h30 : Office des Vêpres et Salut du Saint Sacrement.